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Blog Post Image: Expo-pionnier2-redim

Published 4 mai 2026 at 1810 × 2560 in Expo-pionnier2-redim

[Panneau 2] : [Description alt] Les pionniers de l’animation japonaise moderne (1917 - 1923) Partie 1 Le cinéma japonais : Le cinéma occidental arrive au Japon à partir de 1896. On lit les bobines à l’aide d’un kinétoscope, un appareil de projection de photographies. Vient ensuite le cinématographe des frères Lumière, importé par KATSUTARÔ Inabata en 1897, puis la caméra Gaumont par ASANO Shirô. Ce dernier est le pionnier du cinéma de fiction japonais avec TSUNEKICHI Shibata (Momijigari, 1899), et même du cinéma d’horreur au Japon. Peu à peu, les studios de cinéma émergent. Quatre d’entre eux ont eu une importance pour l’animation japonaise : Yoshizawa Shôten, qui remonte à l’ère des lanternes magiques, un ancêtre du projecteur de diapositives datant du XVIIe siècle ; Yokota Shôkai, fondé en 1901, est celui qui engage MAKINO Shôzô, le pionnier du jidaigeki (fiction historique) ; M. Pathé, fondé en 1906 et reconnu pour le premier documentaire japonais, qui avait pour sujet une expédition en Antarctique ; Fukuhôdô, fondé en 1910, est connu pour avoir importé les films français de la franchise Zigomar, ayant eu un impact conséquent sur le cinéma japonais La naissance de Nikkatsu : En septembre 1912, ces quatre studios fusionnent pour devenir Nikkatsu (Nippon Katsudô Shashin), le plus ancien et l’un des plus grands studios cinématographiques encore en activité. Il compte deux branches, une à Tokyo et une à Kyôto. Dans la branche de Tokyo en 1916, en découvrant les films d’animation occidentaux, par le biais d’un réseautage et de présentations, on accepte l’arrivée de KITAYAMA Seitarô afin qu’il s’adonne à l’animation, sa nouvelle passion artistique. KITAYAMA Seitarô [Image de KITAYAMA Seitarô, assis bouquin à la main, regardant une caméra gaumont le faisant face] Avec SHIMOKAWA Ôten et KÔUCHI Jun’ichi, KITAYAMA Seitarô est l’un des trois fondateurs de l’animation japonaise moderne et celui dont ses contemporains s’inspirent le plus. Intérêt pour l’art : KITAYAMA Seitarô naît le 3 mars 1888 à Wakayama. En 1908, il s’intéresse au dessin et commence à contribuer dans la revue artistique Mizue. En février 1911, il forme la branche d’Ôsaka de l’Association d’Aquarelle du Japon (Nihon Suisai Gakai) et entame ses activités en tant qu’artiste professionnel. En octobre 1912, il participe à la première exposition de Fusain-kai, La société du fusain. Mais son plus gros travail au sein de la société est de s’en charger quasi-intégralement, des expositions à la revue de la société, pendant six mois. En juillet 1914, il file travailler avec l’association artistique Tatsumi Gakai où il donne des cours de dessin. Cette année-là en automne, il enseigne à un certain YAMAMOTO Sanae qui était alors âgé de 16 ans. Il met un terme à sa carrière dans le milieu des beaux-arts en juillet 1916. À cette même période, il découvre l’animation à travers les projections de films occidentaux. Éprouvant un fort intérêt pour cette nouvelle forme artistique, il entreprend de s’y former par lui-même. Ses premiers pas dans l’animation : Ne pouvant s’empêcher de réfléchir à la mécanique des films d’animation, il entre en négociation avec Nikkatsu. KITAYAMA parvient à intégrer le studio et se sert des appareils photographiques désormais à sa disposition. Les expérimentations furent nombreuses. Il emploie d’abord un trépied pour photographier ses dessins au mur. Ne trouvant pas la méthode agréable, il entreprend la construction d’un banc-titre, un dispositif qui sert à filmer image par image. Le concept charme les animateurs qui se l’approprient les uns après les autres. Bien qu’amélioré avec une meilleure source d’éclairage, des manivelles, d’un jeu de plaques pour jouer avec la profondeur, et des picots pour maintenir les feuilles et les celluloïds, des feuilles transparentes sur lesquelles on peint les personnages, le banc-titre est utilisé jusqu’au milieu des années 1990. KITAYAMA finalise son premier film, Sarukani Gassen, qui sort dans un cinéma à Asakusa en mai 1917. Pour ce film, KITAYAMA emploie la méthode kôga-shiki. Les dessins sont produits sur du papier Kent avec de l’encre de Chine. [Image de Surakani Gassen] La méthode kôga-shiki consiste à dessiner tous les éléments sur une feuille de papier sur laquelle est aussi dessiné un arrière-plan. KITAYAMA Seitarô produit des films jusqu’en 1919 et quitte Nikkatsu. Il n’abandonne pas l’animation pour autant, puisqu’il fonde son studio, Kitayama Eiga Seisakujo, en 1921. On le considère aujourd’hui comme le premier studio spécialisé en animation. Il invite les membres de son équipe de Nikkatsu à le rejoindre, mais seuls YAMAMOTO Sanae et KANAI Kiichirô répondent à cet appel. [Image prise au studio Kitayama Eiga Seisakujo (1922)]

Les pionniers de l’animation japonaise moderne (1917 – 1923) Partie 1

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