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Blog Post Image: Expo-pionnier4-redim

Published 4 mai 2026 at 1810 × 2558 in Expo-pionnier4-redim

[Panneau 4] : [Description alt] Nouvelle ère de l’animation japonaise (1923 - 1937) Partie 1 Le tremblement de terre du Kantô a lieu le premier septembre 1923. Il est de magnitude 8. Il a provoqué entre 100 000 et 150 000 morts, et détruit jusqu’à 20 % des bâtiments dans toute la région dont Tokyo, d’autant plus ravagée par les feux et les crimes racistes. Il a un impact sur l’économie japonaise et participe aussi à la montée du fascisme qui refuse la modernité générée par la reconstruction du pays. Le studio Kitayama Eiga Seisakujo est parmi les bâtiments détruits. C’est à ce moment que KITAYAMA Seitarô quitte le milieu de l’animation. La relève inspirée par ses techniques intègre de nouvelles structures. YAMAMOTO Sanae fonde Yamamoto Manga Eiga Seisakujo en 1925. KIMURA Hakusan rejoint le studio Asahi Kinema Gōmeisha. Un petit nouveau, MURATA Yasuji, qui a étudié l’animation auprès de YAMAMOTO, commence sa carrière au studio Yokohama Cinema Shôkai. On entre dans une nouvelle ère de l’animation japonaise désormais centrée sur une nouvelle personnalité : MASAOKA Kenzô MASAOKA Kenzô [Image de MASAOKA Kenzô face caméra] MASAOKA Kenzô est né en 1898 à Ôsaka. Après des études d’art à Kyôto et à Tokyo, il entame sa carrière dans le cinéma comme costumier pour le film Nichirin de MAKINO Shôzô en 1925. En 1927, il fonde Donbei Production et produit le film pour enfants Kai no Kyôden. Il s’intéresse à l’animation en travaillant dans une branche de Nikkatsu à Kyôto et produit trois films, dont les deux de la franchise Nansensu Monogatari : Sarugashima et Kaizoku-sen. Ces derniers sont encore en papiers découpés, démontrant une étude des méthodes de KITAYAMA, avec des effets qui ont l’air produits en peinture sur verre pour générer le mouvement des vagues et des nuages. En 1932, MASAOKA fonde son studio : Masaoka Eiga Bijutsu Kenkyûjo. Deux nouveaux éléments importants vont progressivement apparaître et révolutionner l’animation : le son (donc le parlant) et le celluloïd. Vers le parlant Le parlant se popularise au Japon à partir de 1929 avec l’importation des courts métrages Marching On et The Belle of Samoa du français Marcel SILVER. MAKINO Masahiro (le fils de MAKINO Shôzô) utilise le Vitaphone en réalisant Modoribashi. Il s’agit d’un enregistrement sur un disque pour le faire jouer en même temps que le film. Or, c’est le système sonore des frères DOBASHI au studio Shôchiku Kamata Satsueijo qui changera la donne en 1931 avec le film Madam to Nyôbô. Dans l’animation, le premier film à enregistrement sonore est Kuro Nyago de ÔFUJI Noburô, en 1929. Il faut attendre 1933 pour aboutir au premier film d’animation parlant. [Image de Kuro Nyago du studio Chiyogami Eigasha, le premier film à enregistrement sonore] Le celluloïd La majorité des films font bouger les personnages de gauche à droite et inversement, mais très rarement en profondeur. Pour cette méthode dite linéaire (kirinuki-hô), il faut simplement découper les personnages et les déplacer sur le décor. Quant à la méthode en profondeur (suikô-hô), il faut alors tout redessiner. Comme cette tâche est éreintante et coûteuse, on évite le plus possible d’utiliser la profondeur. En moyenne, 70% d’un film utilise la méthode linéaire. Or, aux États-Unis, on emploie grandement les mouvements en profondeur grâce au celluloïd depuis 1913. Dans le cas de l’animation, il s’agit à ce moment d’une matière plastique en nitrate de cellulose sur laquelle on peut bien faire tenir la peinture. On ne sait pas exactement quand le celluloïd arrive au Japon, mais on s’en sert depuis le début de l’ère Shôwa (1926-1989). Son coût était très élevé, aussi il servait uniquement pour des mouvements complexes. Il se généralise en 1932 où on peut se le procurer par rouleaux de trente mètres. On s’en servait jusqu’à trois fois en les lavant pour amortir le coût. Le celluloïd offre plus de possibilités pour jouer avec les mouvements en profondeur et pour inventer des nouvelles techniques, dans le but de rendre les films encore plus divertissants aux yeux du public. [image extrait de la revue Radio Kodomo no Tekisuto de juin 1939 où ÔFUJI Noburô explique comment animer avec des celluloïds dans l’article « Manga eiga no dekiru made »]

Nouvelle ère de l’animation japonaise (1923 – 1937) Partie 1

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